9ième édition de MOUSSOW KA SOU : « C’est une édition exclusivement live» Lam de Dioulassoba, Promoteur de MOUSSOW KA SOU

Lam de Dioulassoba de son vrai nom Lamine SANOU est un promoteur culturel de la ville de Sya et également agent communal. Il est le promoteur de l’activité « MOUSSOW KA SOU » qui se tient le 8 Mars de chaque année à Bobo Dioulasso. Ayant débuté en 2013, l’activité est à sa 9iéme édition cette année. Elle se déroulera le lundi 8 Mars 2021 à 20h au théâtre de l’amitié de Bobo-Dioulasso avec au programme plusieurs artistes nationaux et une artiste internationale. Pour en savoir d’avantage sur cet évènement nous avons rencontré son promoteur Lamine SANOU. 

SYA CULTURE : Quelle est l’historique de MOUSSOW KA SOU ?

Merci pour l’intérêt accordé à l’activité qui est déjà à sa 9ième édition. On a eu à faire la première édition en 2013 ; et réellement quand on s’est lancé dans l’aventure, on ne savait pas, peut-être on avait l’idée d’en faire une activité annuelle. Mais on n’était pas trop sûr de nous. Puisqu’il faut dire que c’est très difficile, pour ceux qui sont dans le milieu, ils savent de quoi je parle.

Parlant de l’historique je disais que c’était en 2013 qu’on avait commencé avec Afou Keita et Awa Sissao. La deuxième édition était en 2014 bien sûr, avec la Diva Nahawa Doumbia et Madou Djan paix à son âme. La 3ième édition c’était en 2015 avec une artiste malienne aussi du nom d’Astou Niamé et Rovane qu’on appelle affectueusement maman Rovane. Après ça, en 2016 je pense, on a eu à faire venir Djénèba Seck et Dez Altino. En 2017 on a eu à faire venir Abdoulaye Diabaté. Après Abdoulaye Diabaté, il y a eu Doussou Bagayoko et Mah Kouyaté n2. On a fait revenir encore Abdoulaye Diabaté et Sissao, ça c’était l’année passée en 2020. Et cette année nous sommes à notre 9 ième édition où on invite l’ivoirienne Madjénè Fitini et la grande sœur Amity Meria. Voilà un peu l’historique.

D’où vous est venu le nom MOUSSOW KA SOU? 

Il faut dire que déjà la journée internationale de la femme c’est le 8 Mars, l’activité est lié au 8 mars. On a remarqué que généralement les femmes c’est du Djandjoba dans la journée et la nuit il y a beaucoup qui ne savent même pas où aller. C’est ce vide là qu’on a voulu combler. Mais on ne pouvait pas aussi faire ça en dehors du 8 mars car « MOUSSOW KA SOU » c’est en dioula et  ça signifie la nuit des femmes. On ne voit pas quelle autre dénomination on pouvait utiliser si ce n’est que ça. La nuit des femmes parce que c’est la journée internationale de la femme et comme notre activité se tient la nuit, on a dédié en même temps cette nuit-là aux femmes.

Quel est l’objectif recherché par « MOUSSOW KA SOU » ?

Nous quand on a commencé qu’est-ce qu’on s’est dit ? Vous savez que chaque année le 8 mars a un thème, mais les femmes oublient souvent cela et c’est l’aspect festif seulement qu’elles voient. On s’est posé la question à savoir comment il faut faire pour concilier les deux ? C’est-à-dire en fêtant tout en débâtant ou soit en exposant un peu le thème de la journée internationale de la femme, parce que beaucoup de femmes oublient que la journée internationale de la femme c’est d’abord une journée du droit de la femme, et pensent seulement à la fête.

Avec la pandémie du Corona virus cette année, quelles sont les problèmes que vous avez rencontré dans l’organisation de cette 9ième édition ?

Il faut être sincère parce que l’année passée j’ai eu la chance car le premier cas déclaré c’était juste le 9 mars. Mais cette année j’ai eu à perdre un partenaire essentiel à cause de la pandémie que je ne citerai pas le nom. J’ai fait 8 années sans sponsor, et c’est à la 9 ième année que les sponsors commencent à se faire sentir et voici la pandémie. Mais on se dit que Dieu ne fait rien pour rien ; on va se contenter de ce qu’on a, tout en respectant bien sûr les mesures barrières. On va exiger d’abord le masque ; de notre côté aussi il y a un ami qui a bien voulu m’accompagner avec des gels hydro alcooliques, il y aura le thermomètre infra rouge et également le lavage des mains. Il faut dire que c’est très difficile dans le contexte même, mais on ne peut pas ne pas faire. 

Moussow ka sou
Moussow ka sou

Quelle est l’innovation majeure de cette édition ?

Nous avons acquis comme crédit de l’expérience. A la 1ière édition, il faut dire que c’était une édition de découverte ; au fil des années on a vu ce que les femmes recherchaient. On s’est dit qu’il fallait améliorer, d’abord parce que ce sont des femmes mariées ; il faut commencer tôt pour terminer tôt afin qu’elles puissent rentrer et pour que l’année suivante les maris aussi puissent donner la permission. C’est une édition exclusivement live, il n’y a pas de pré show et pas de Play back; c’est l’innovation majeure. Pour une première fois aussi on a 5 artistes ; les années passées c’était deux artistes, trois et avec des Play back mais cette année on a tenue à ce que l’édition soit exclusivement du live.

Un dernier mot pour la fin ?

Si dernier mot y en a, c’est de vraiment appeler les partenaires. Nous sommes à notre 9 ième édition, nous croyons que nous essayons d’apporter de notre possible pour aiguiller cette ville. On a fait nos preuve, parce qu’on n’a pas eu d’édition ou y a eu l’échec, il faut le dire, on ne comprend pas pourquoi jusqu’à nos jour, on nous dit souvent qu’on ne vient pas  tôt. Je ne sais pas, nous on dépose nos dossiers en novembre, mais on dit toujours qu’on ne vient pas tôt donc je ne sais pas ce qui se cache derrière. Je profite pour saluer nos partenaires traditionnels, je ne peux pas tous les citer et nos mécènes qui ont toujours été là pour nous. 

Cette année aussi y a un partenaire qui a bien voulu nous accompagner, si vous le permettez, malgré le contexte difficile y a Jumbo qui sera là avec nous, c’est une édition d’essai et on espère que ça marchera.  Je profite en même temps pour remercier cette grande boite qui malgré tout nous a fait confiance et qui sera cette année avec nous.

Interview réalisée par Mégane SANOU

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